Un modèle, plusieurs niveaux de détail
Le dilemme classique d'un diagramme de flux : détaillé, il devient illisible ; lisible, il cache l'essentiel. Une hiérarchie le résout en donnant des enfants à un nœud. Replier, c'est afficher le parent à la place de ses enfants et sommer leurs flux ; déplier, c'est l'inverse — sans changer de fichier, sans refaire le dessin, et sans recalculer quoi que ce soit.
À essayer tout de suite
Deux modèles livrés avec l'application. Ouvrez-les, faites un clic droit sur un nœud, et dépliez-le.
Comment une hiérarchie se déclare
Dans le classeur, la feuille des nœuds porte une colonne niveau d'agrégation. Elle se lit simplement : à un niveau donné, un nœud est la somme de ses nœuds désagrégés au niveau suivant. « Fruits » au niveau 1, « Pommes » et « Poires » au niveau 2 juste en dessous, et la hiérarchie existe. Rien ne change à l'écran : elle est déclarée, pas encore utilisée.
C'est un point important pour les gros modèles. La structure se décrit en lignes de tableur, pas à la souris — ce qui rend praticables les schémas à plusieurs centaines ou milliers de nœuds, qu'on ne dessinerait jamais à la main.
Deux façons de naviguer
Le niveau global replie ou déplie tout le diagramme d'un coup : c'est la vue d'ensemble, puis le cran suivant, puis le suivant. Le clic droit sur un nœud ne déplie que celui-là, sur place, sans toucher au reste : c'est la question précise qu'on se pose devant un chiffre surprenant. Le diagramme est alors en niveaux mixtes — une branche détaillée dans un ensemble agrégé —, et une commande remet tout à plat.
Ce geste n'est pas réservé à l'auteur : dans un diagramme publié, le lecteur retrouve « agréger » et « désagréger » au clic droit. C'est ce qui distingue un livrable explorable d'une image.
Deux découpes du même total : dimensions parallèles
Un même nœud peut se décomposer selon deux axes indépendants. « Fruits » se décompose en espèces (pommes, poires) et en modes de culture (bio, conventionnel) : deux découpes du même total, entre lesquelles on choisit au moment de regarder. Le clic droit propose les deux dimensions, et détailler l'une n'interdit pas de détailler l'autre ailleurs.
Une découpe de la découpe : dimensions antagonistes
Si « bio » et « conventionnel » sont déclarés sous « pommes » et sous « poires » plutôt que sous « fruits », les deux dimensions ne sont plus parallèles : elles s'empilent. Détailler l'une exclut alors l'autre au même niveau. Ce n'est pas un défaut, c'est ce que disent vos données — mais mieux vaut le savoir en construisant le fichier qu'en le découvrant à la présentation. La règle tient en une phrase : deux dimensions parallèles partent du même parent, deux dimensions antagonistes s'enchaînent.
La mise en page suit
Quand un nœud se déplie, ses enfants doivent bien aller quelque part. Un réglage global décide : occuper l'emprise verticale du parent — le diagramme ne grandit pas —, reprendre les positions que vous aviez fixées à la main, appliquer un écart propre à chaque enfant, ou un écart constant. Un cadre englobant peut par ailleurs entourer un groupe de nœuds et les suivre quand ils bougent, pour montrer un périmètre sans le figer.
Et le calcul dans tout ça
Les hiérarchies ne servent pas qu'à l'affichage. Les données arrivent rarement au même niveau de détail — un total connu en haut, la moitié du détail en bas —, et la réconciliation travaille sur les deux niveaux à la fois : la cohérence entre un parent et ses enfants fait partie des équations à satisfaire.
Aller plus loin
Créer et éditer une hiérarchie relève de l'édition MFASankey Dataviz ; naviguer dedans reste accessible à tous, y compris dans un diagramme publié (voir les tarifs). Les quinze exercices correspondants sont dans l'application : Aide → Tutoriels → Étiquettes et hiérarchies.
Voir aussi les étiquettes, qui classent sans remplacer — les deux se pilotent depuis le même panneau, mais ne font pas le même travail.
