Le diagramme de flux présentant les résultats pour cette filière, dans le cadre du projet SOCLE, offre une vision complète de la circulation de la matière dans cette filière, depuis les approvisionnements jusqu’aux débouchés finaux. Il s’agit d’une représentation de type Sankey : l’épaisseur des flèches est proportionnelle aux quantités (en kilotonnes, kt), permettant de saisir d’un coup d’œil le poids relatif de chaque segment.
Ce diagramme a pour objectif de représenter la filière dans son ensemble au niveau le plus détaillé possible. Bien que certaines données aient pu être mobilisées à un niveau de détail plus fin que celui représenté, celles-ci ne permettaient pas d'assurer des données complètes tout au long de la filière : elles sont donc représentées de manière agrégée sur le diagramme.
Le diagramme représente l’ensemble des flux de matière au sein de chaque filière céréalière en France (blé tendre, maïs, orge, blé dur, triticale, sorgho, avoine, seigle, sarrasin, riz, épeautre, millet), depuis les sources d’approvisionnement jusqu’aux différents usages finaux, pour les 3 campagnes étudiées dans le projet SOCLE : 2015/16, 2019/20 et 2023/24 (sélectionner la campagne souhaitée dans la frise chronologique en bas du diagramme).
Les approvisionnements regroupent la production issue des récoltes nationales, complétée le cas échéant par des importations, des variations de stocks et de l’autoconsommation à la ferme. Ces flux alimentent les circuits de collecte et de mise en marché des grains. Le marché intermédiaire met en évidence la diversité des voies de transformation propres aux filières céréalières : meunerie, amidonnerie et glutennerie, semoulerie, malterie, brasserie, distillerie ou autres industries de première transformation. Cette partie du diagramme montre la répartition des grains entre ces usages et la génération de nombreux co-produits (issues, drêches, résidus), qui jouent un rôle central dans l’équilibre de la filière. Les débouchés regroupent l’alimentation humaine, l’alimentation animale, les usages non alimentaires (énergie, biomatériaux, industries diverses), les semences, les exportations, ainsi que les pertes, stocks finaux ou usages indéterminés.
L’épaisseur des flux permet d’identifier les grandes voies de valorisation et de comparer, d’une filière à l’autre, la place relative des usages alimentaires, industriels et exportateurs, tout en conservant une structure de lecture homogène entre cultures céréalières.